Notre église de Fendeille un patrimoine, une histoire
Il n’est pas donné à tous les villages d’avoir une église bâtie depuis plusieurs siècles et toujours entretenue.
L’église date du XIVème siècle et était à l’origine la chapelle du château auquel elle est adossée. C’est la raison pour laquelle le cœur n’est pas tourné traditionnellement à l’est mais s’ouvre vers le village.
L’existence de cette église marque que notre village est là depuis longtemps, qu’on y vit. Elle est le monument qui fournit, mieux que n’importe quel autre, la trace prouvant que le présent est relié à un passé toujours là sur le territoire. (Photo 1)
Aujourd’hui notre église de Fendeille reste encore pour certains le témoin d’évènements familiaux. Elle est une composante de la Paroisse St Michel en Lauragais.
C’est donc à la fois un lieu mais aussi une animation qui peut répondre aux besoins des habitants.
Dans cet esprit, la Mairie de Fendeille veille au bon entretien de ce bâtiment, permettant son maintien au fil des ans.
Tout ceci repose à la fois sur cette richesse patrimoniale remarquable et sur des initiatives ; ainsi, à l’église de Fendeille nous bénéficions d’un carillon (clavier coup de poing de 8 cloches photos 2 et 3) aujourd’hui électrifié, et d’un harmonium .
Cette présentation de notre vie paroissiale passe par des points d’étape réguliers (messe une fois par mois, évènements familiaux) et des conditions qui permettent d’accueillir les habitants de Fendeille ou des personnes de passage dans un lieu préservé.
Alors il restera bien quelques toiles d’araignées, quelques couleurs un peu passées. Mais le sentiment surtout, d’avoir œuvré pour préserver un bout de notre patrimoine .
HISTOIRE DU CHATEAU DE FENDEILLE
Simon de Monfort, en 1210, donna la place fortifiée de Fendeille à un de ses lieutenants, le chevalier Hugues de Fontaines, dont la famille conserva cette place jusqu’au XVIIe siècle environ.
Hugues de Fontaines laissa un fils comme héritier direct et plusieurs filles. Des mains de la famille de Fontaines, la seigneurie de Fendeille passa entre celles de la famille de Bessabat, marquis de Pordeac, sans qu’il soit possible de fixer la date de transmission.
Au XVIIIe siècle
Le 3 juin 1726, Alexandre de Bessabat, marquis de Pordeac et de Fendeille, baron de Mayreville, Pechluna, etc., habitant le château des Fours à Pordeac en Garonne, vend à Pierre de Bonniol, baron de Montaleyrac, conseiller, garde des Sceaux du parlement de Toulouse, le marquisat de Fendeille, et une grosse partie de son patrimoine. Il est indiqué dans l’acte le très mauvais état du château et des bâtisses.
Les nouveaux travaux
Le 24 juillet 1760, Jacques Gaubert, mandataire de Castanier d’Auriac, fait vente à François de Gauzy Driget, marquis de Malespina, commissaire de guerre du roi d’Espagne, des terres et seigneuries de Fendeille et autres lieux.
C’est à cette époque que le château commence à être totalement restructuré et agrandi et prend l’architecture que nous lui connaissons aujourd’hui, avec l’aménagement du très beau parc entourant le château, lequel maintient également toute sa partie d’origine médiévale, dont la tour du XIIe siècle.
François de Gauzy, marquis de Malespina, est décédé en Espagne le 24 juin 1789 à la survivance de son unique fils et héritier, Joachim de Gauzy y Alos. Du vivant de son père, il portait d’ailleurs le titre de baron de Pechluna.
Le 2 juillet 1796, Joachim de Gauzy y Alos, marquis de Malespina, chevalier de l’ordre de Santiago, colonel, demeurant à Barcelone, vend à son cousin Pierre de Gauzy, habitant de Castelnaudary, la terre de Fendeille et ses dépendances pour le prix de 360 000 livres.
En conséquence, Pierre Jean Jacques de Gauzy, président du tribunal civil de Castelnaudary, est devenu propriétaire du marquisat de Fendeille, dont il prit le titre dans plusieurs actes authentiques.
Le président de Gauzy, décédé à Montpellier le 31 mars 1836, nomme par testament son neveu Louis Julien Serres de Gauzy comme héritier universel. De là, le château et les terres de Fendeille restèrent dans la famille Serres de Gauzy jusqu’au XXe siècle.
Dans les années 1970, la fille du peintre Louis-Charles Pinet de Gaulade et ses enfants en feront un restaurant qui fût très populaire durant des années. La propriétaire Marie-Françoise Coues décida ensuite de léguer la propriété à la commune pour en faire une école.